Aladdin : que vaut le remake avec Will Smith ?

Pas besoin de raconter l’histoire d’ « Aladdin », tout le monde la connaît. Un mendiant des rues d’Agrabah qui tombe amoureux de la princesse Jasmine, fille du sultan, qui se doit d’épouser un prince. Une lampe plus tard, Aladdin devient prince grâce à un doigté de génie et peut lancer l’opération séduction sur la princesse, tout en faisant attention au terrible vizir Jafar. Inspiré par le visage de Tom Cruise pour le dessin animé, le personnage d’Aladdin prend ici les traits du sublime Mena Massoud, qui grâce à ses talents de danseur, donne à Aladdin une toute nouvelle dimension, même s’il colle à son image de voyou au sourire charmeur.

Mais pour Disney, le challenge a été de donner vie humaine au génie, qui était doublé par Robin Williams en 1992. C’est sur Will Smith que s’est arrêté le choix de la production. Si le troubadour américain a d’abord été réticent au projet, il confie avoir posé une condition sine qua non pour incarner le génie de la lampe : qu’il ait une touche hip hop. C’est un pari réussi, puisque les chansons que l’on connaît si bien sont plus groovy que les originales, même si les mélodies et les textes restent – presque – identiques. Will Smith donne corps au personnage préféré des enfants, avec un humour qui séduira les jeunes, et ceux qui sont jeunes depuis longtemps.

Mais si le film reste assez fidèle au dessin animé, le personnage de Jasmine a été entièrement revisité. Si elle a toujours été féministe, voulant briser la tradition, refusant d’être mariée de force sous prétexte de son statut, là, elle est présentée comme bien plus libre encore, et le compositeur Alan Menken, qui a signé la bande-son de l’original et de ce remake, lui a dédié une toute nouvelle chanson pour lui donner encore plus la parole. Une mélodie qui se transformera en hymne que les petites filles reprendront en boucle, délaissant – enfin – « Libérée, délivrée ». On y gagnera au change.

Les puristes regretteront néanmoins que Iago, le perroquet maléfique, soit bien moins présent ou bavard qu’avant, tandis que le personnage d’Abu est omniprésent. Et surtout, préparez-vous à être déçu : la réplique culte de Yago : « Jafar chuis coincé » a été supprimée.

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