La sonde spatiale chinoise mettra 10 ans à remplir sa mission sur l’astéroïde Kamo’oalewa

La Chine lancera bientôt une sonde sur l’astéroïde Kamo’oalewa, un programme spatial et une mission qui s’étalera sur 10 années, en quête de nouveaux échantillons de corps célestes.

Après quelques succès spatiaux remarqués, tels que l’envoi de robots au profit de la France et de l’Allemagne ou plus récemment d’une récolte fructueuse d’échantillons sur l’astéroïdeRyugu, la Chine se lance dans un nouveau projet : envoyer une sonde sur Kamo’oalewa, puis sur la comète Elst-Pizarro.

Une nouvelle expédition spatiale chinoise

Selon les calculs de la CNSA (l’Agence Spatiale Chinoise), 10 années seront nécessaires pour que cette nouvelle sonde atteigne et remplisse sa mission sur l’astéroïde 2016-H03 (nom scientifique de Kamo’oalewa), qui se situe à environ 5,3 millions de kilomètres de notre Terre. La date du lancement de l’engin chinois n’a toutefois pas été précisée.

Une fois cet objet céleste de 41 mètres de diamètre atteint, la sonde larguera un module en direction de la comète 133P (alias Elst-Pizarro) tandis qu’une capsule contenant les prélèvements de Kamo’oalewa fera route vers la Terre.

La Chine : deuxième plus gros investisseur du « spatial »

Forte des récents succès de ses expéditions spatiales, la Chine envisage de développer ce créneau et de revoir à la hausse le budget consacré à la participation ou au lancement d’engins dans l’espace. Notons qu’avec un budget dédié de 8,4 milliards de dollars en 2017, la Chine se plaçait déjà en deuxième position derrière les États-Unis, devançant le Japon et la Russie aussi bien pour les investissements d’origines civils que militaires.

La course aux records bas son plein, avec Rosetta la première sonde à se poser sur une comète, l’envoi début 2019 de la sonde New Horizons envoyé à la distance impressionnante de 6,2 milliards de kilomètres pour observer Ultima Thulé, ou fin 2018 le placement en orbite de Osirix-Rex autour de Bennu.

Concernant cette nouvelle mission à destination de Kamo’oalewa, la Chine ne compte en tout pas travailler en solo, et Liu Jishong le directeur du Centre d’Exploitation et d’Ingénierie Spatiale chinois a lancé une invitation internationale et participative au monde scientifique. La chine est en train de préparer le terrain d’une future exploitation minière des astéroïdes, probablement en quête de métaux rares dont rappelons le, la Chine détient plus de 90% du marché mondial.

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