Nadia Comaneci héroïne d’un documentaire passionnant

Une fée de la poutre. Une nymphette à couettes. La gymnaste la plus iconique du monde. Parce qu’à 14 ans, elle gagna la médaille d’or devant ses rivales russes aux J.O. de Montréal (1976), le dictateur roumain Nicolae Ceausescu lui remit la médaille de Héros du travail socialiste. Gloire et agrès. Au-delà des barres asymétriques d’une célébrité planétaire, le documentaire « Nadia Comaneci, la gymnaste et le dictateur » montre l’envers du décor. Celle en qui l’Occident salue la plus gracieuse des superstars et la « meilleure athlète féminine du siècle » vit dans une prison même pas dorée.

Surveillance et tentative de suicide

En Roumanie, elle gagne 100 dollars par mois, comme un employé d’usine. Elle doit, contre son gré, nouer une liaison avec le fils du dictateur, qui se soucie d’elle comme d’une guigne. Elle subit même l’hostilité du couple Ceausescu qui jalouse sa notoriété à l’Ouest. Nadia finit par faire une tentative de suicide en avalant de l’eau de Javel. En 1981, elle prend sa retraite sportive. En 1989, peu avant la révolution, elle fuit clandestinement la Roumanie à pied, puis, ultime saut de cheval, s’envole pour les États-Unis.

« Nadia Comaneci, la gymnaste et le dicteteur », mardi 23 août, 22h20, Arte.

Cet article a été publié dans le magazine ELLE du vendredi 17 août 2016.

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